Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine

Provence Alpes Côte d'Azur

Pharmacie

de garde au

3915
clear

Répondez à la consultation sur la Stratégie Nationale de Santé

Le ministère de la santé met en ligne une consultation publique sur la stratégie nationale de santé.

Cette consultation est ouverte  ICI jusqu’au 25 novembre inclus.

Les français sont appelés à se prononcer sur les quatre thèmes prioritaires identifiés par le Gouvernement (promotion de la santé et prévention, lutte contre les inégalités sociales et territoriales, gouvernance du système de santé).

Un décret devrait officialiser la stratégie nationale de santé avant la fin de l’année 2017 pour une mise en œuvre au 1er semestre 2018.

L'USPO a participé aux différentes réunions relatives à la stratégie nationale de santé et avait sensibilisé le Ministère à nos propositions.

Pensez à répondre à cette consultation afin d’influencer le plus possible l’orientation de la future stratégie nationale de santé.

Pour votre bonne information, vous trouverez ci-dessous le document que nous avons transmis au Ministère.

PROPOSITION USPO

Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé a présenté les priorités de la stratégie nationale de santé.

L’USPO s’inscrit totalement dans ces quatre axes et appelle le Gouvernement à y intégrer les pharmacies d’officine, acteur essentiel des soins de premier recours.

 

 

Axe 1 : La prévention et la promotion de la santé, tout au long de la vie et dans tous les milieux.

Les pharmacies d’officine disposent d’un maillage territoriale cohérent, - présentes en ville, dans les quartiers difficiles, mais également en zone rurale -, d’une large amplitude horaire et de la confiance des patients.

En termes de prévention, le succès de la récente expérimentation de la vaccination antigrippale en officine témoigne de l’engagement, des compétences et de la qualité des pharmaciens dans ce champ d’activité. Les pharmacies d’officine peuvent également renforcer la lutte contre le tabagisme en proposant des entretiens motivationnels aux patients désireux d’arrêter de fumer, mais également en dispensant des substituts nicotiniques, sans prescription médicale, pris en charge dans le cadre du forfait de 150€ de l’Assurance maladie.

Par ailleurs, les différentes expérimentations menées dans les territoires montrent une réelle augmentation du nombre de dépistages lorsque ces derniers sont proposés en pharmacie d’officine. Le dépistage de plusieurs pathologies pourrait être renforcé en officine, notamment le diabète, le cancer colo-rectal, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Le pharmacien peut aussi intervenir afin de renforcer la lutte contre l’antibio-résistance, en développant l’utilisation des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD), ou encore dans le cadre de la lutte contre la perte d’autonomie.

Les politiques de prévention et de dépistage doivent s’appuyer sur le réseau de pharmacies d’officine qui accueillent chaque jour près de 4 millions de patients

 

 

Axe 2 : La lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé

 

 

Axe 3 : L’innovation

La stratégie nationale de santé doit se concentrer sur les parcours de soins et particulièrement sur les ruptures entre la ville et l’hôpital. Les acteurs de santé déplorent régulièrement un déficit important de transmission d’information mais également d’organisation.

Afin de renforcer la continuité ville/hôpital, il est, dans un premier temps, nécessaire de faire respecter la désignation par le patient de ses professionnels de santé, du médecin traitant, de la pharmacie d’officine ou du cabinet d’infirmier, comme le prévoit déjà la réglementation.

Les équipes de soins primaires sont un atout important pour renforcer la continuité et la qualité du parcours de soins du patient. Cependant, leur développement est aujourd’hui mis à mal par l’arrivée de prestataires qui captent illégalement l’activité des professionnels de santé. 

Aussi, il est essentiel de renforcer leur visibilité sur les territoires, mais également de permettre aux professionnels de santé de gagner du temps, comme c’est déjà le cas dans les territoires santé numérique (TSN).

Le statut de pharmacien correspondant prévu à l’article L.5125-1-1-A du code de la santé publique permet aux officinaux d’intégrer ces différentes organisations pluri-professionnelles.

L’organisation entre la ville et l’hôpital sera également renforcée lorsque l’ordonnance de sortie arrivera par messagerie de santé sécurisée (MSS) au moins une demi-journée avant le départ du patient au pharmacien désigné pour garantir un retour à domicile en toute sécurité.

Pour lutter contre les inégalités sociales, la pharmacie d’officine établie dans un territoire isolé doit pouvoir mettre en contact, au sein de son espace de confidentialité, le patient avec son médecin traitant ou le service hospitalier, lorsque cela est nécessaire. La pharmacie d’officine, équipée d’outils de télésanté, est un espace réglementé adapté pour renforcer les liens entre les médecins et les populations éloignées.

Pour améliorer l’égalité de l’accès aux soins, un parcours de soins « pharmacie » sécurisé doit être accessible à tous les patients y compris aux bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) et de l’accès à la complémentaire santé (ACS) pour permettre une prise en charge des médicaments conseils par les complémentaires santé (forfait de 50€ par an). En effet, de nombreux patients, qui ne peuvent se permettre d’acheter des médicaments à la pharmacie, se tournent vers les services d’urgence pour obtenir une ordonnance qui permettra le remboursement de leur traitement y compris par la complémentaire santé. Cette situation génère une réelle discrimination entre les patients, basée sur le revenu et la situation géographique lorsque le temps médical est rare.

La pharmacie d’officine, poste avancée du système de soins, est présente sur tout le territoire. Le déploiement de mesures innovantes, tant en termes organisationnel que technologique, intégrant les pharmacies d’officine, améliorera l’égalité d’accès aux soins.

 

 

Axe 4 : La nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins

La sécurité des médicaments ou des dispositifs médicaux sera renforcée par un développement de leur évaluation en vie réelle. Dans le cadre d’un plan de gestion de sécurité, mené sur certains produits de santé identifiés par les pouvoirs publics, le pharmacien d’officine est en mesure de compiler et de transmettre aux autorités concernées un certain nombre d’informations relatives au bon usage.

Véritable plus-value pour les agences sanitaires, notamment dans l’éventualité d’une nouvelle crise sur un médicament à fort impact médiatique, cette proposition permettrait ainsi aux autorités de surveiller l’évolution de la balance bénéfices/risques des médicaments concernés.

Le suivi du patient par les pharmacies fournira aux autorités de santé des informations permettant d’évaluer en vie réelle le bon usage des médicaments et des dispositifs médicaux.